{"id":147,"date":"2017-03-27T18:34:44","date_gmt":"2017-03-27T16:34:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lesjardinsdelamedina.com\/blog\/?p=147"},"modified":"2017-03-27T20:31:02","modified_gmt":"2017-03-27T18:31:02","slug":"oum-kalthoum-et-les-jardins-de-la-medina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lesjardinsdelamedina.com\/blog\/2017\/03\/27\/oum-kalthoum-et-les-jardins-de-la-medina\/","title":{"rendered":"Oum Kalthoum et les Jardins de la M\u00e9dina"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">\n\tC&rsquo;est&nbsp;en 1898&nbsp;qu&rsquo;Oum Kalthoum voit le jour dans un petit village&nbsp;&eacute;gyptien&nbsp;situ&eacute; dans le delta du Nil. N&eacute;e dans une famille pauvre de trois enfants, celle dont le nom est inspir&eacute; de celui de la troisi&egrave;me fille de Mahomet et Khadija n&rsquo;&eacute;tait en rien pr&eacute;destin&eacute;e &agrave; devenir une&nbsp;chanteuse de renomm&eacute;e internationale.&nbsp;Son histoire rel&egrave;ve&nbsp;duconte de f&eacute;e.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tC&rsquo;est &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 10 ans que tout commence. Elle chante pour la premi&egrave;re fois en public dans la petite troupe de cheikhs dirig&eacute;e par son p&egrave;re. Quelques ann&eacute;es auparavant, s&rsquo;apercevant de la puissance de sa voix, son p&egrave;re lui proposait en effet de suivre les cours de chant qu&rsquo;il donnait &agrave; son fr&egrave;re ain&eacute;. C&rsquo;est ainsi que, pendant de nombreuses ann&eacute;es, d&eacute;guis&eacute; en gar&ccedil;on, Oum Kalthoum chante avec son p&egrave;re et son fr&egrave;re lors des f&ecirc;tes et des mariages organis&eacute;s dans son village natal et les environs.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tLorsqu&rsquo;elle atteint l&rsquo;&acirc;ge de 16 ans, Oum Kalthoum est remarqu&eacute;e par un c&eacute;l&egrave;bre chanteur et un joueur de luth professionnel, qui lui demande de l&rsquo;accompagner au Caire. Toujours d&eacute;guis&eacute;e en gar&ccedil;on, elle se produisit alors dans des petits th&eacute;&acirc;tres avant de chanter au Palais du Th&eacute;&acirc;tre Arabe apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; approch&eacute;e par le virtuose du luth Mohamed El Oasabii. Le po&egrave;te Ahmed Rami tombe&nbsp;sous le charme de sa voix puissante incomparable et ses 14&nbsp;000 vibrations par seconde. Il lui &eacute;crivit par la suite 137 chansons et l&rsquo;initia &agrave; la litt&eacute;rature fran&ccedil;aise.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tDix-huit ans apr&egrave;s avoir quitt&eacute; son village natal, elle entama sa premi&egrave;re tourn&eacute;e orientale, de Damas &agrave; Tunis en passant par Tripoli, Beyrouth ou encore Bagdad. Le nom d&rsquo;Oum Kalthoum r&eacute;sonne alors dans tout le monde arabe. S&rsquo;en suivent alors les concerts internationaux avec une premi&egrave;re prestation dans un pays occidental, en France, en 1967, &agrave; l&rsquo;Olympia.&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tSurnomm&eacute;e &laquo;&nbsp;La Voix Incomparable&nbsp;&raquo; par Maria Callas et &laquo;&nbsp;La Dame&nbsp;&raquo; par Charles de Gaulle, Oum Kalthoum chante l&rsquo;amour et la religion sans oublier la nation &eacute;gyptienne, &agrave; qui elle voue un v&eacute;ritable culte et qu&rsquo;elle aide en reversant une part des b&eacute;n&eacute;fices&nbsp; de ses concerts&nbsp;&agrave; des &oelig;uvres caritatives, ce qui lui vaut le surnom de &laquo;&nbsp;cantatrice du peuple&nbsp;&raquo;.&nbsp;\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tLe 3 f&eacute;vrier 1975, celle que le monde appelait &laquo;&nbsp;L&rsquo;Astre de l&rsquo;Orient&nbsp;&raquo; s&rsquo;&eacute;teint au Caire. Ses obs&egrave;ques r&eacute;unissent plusieurs millions de personnes, anonymes et c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s, venues du monde entier pour lui rendre ce dernier hommage.&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, plus de 40 ans apr&egrave;s sa disparition, Oum Kalthoum&nbsp;demeure aux yeux de son pays d&rsquo;origine,&nbsp;la mythique &laquo;&nbsp;Quatri&egrave;me Pyramide&nbsp;&raquo; d&#39;Egypte. Mais bien au-del&agrave;, elle est consid&eacute;r&eacute;e dans l&rsquo;ensemble du monde arabe et jusqu&rsquo;en Isra&euml;l, comme la plus grande voix de tous les temps.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tEn 2001, l&rsquo;&Eacute;gypte lui rendit hommage en inaugurant un mus&eacute;e &agrave; sa m&eacute;moire, le mus&eacute;e Kawkab al-Sharq signifiant &laquo;&nbsp;Plan&egrave;te de l&rsquo;Orient&nbsp;&raquo;, qui expose nombre de ses effets personnels, comme des lunettes de soleil et des &eacute;charpes, mais aussi de nombreux objets d&rsquo;archives (photos, enregistrements, etc.).\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\tOum Kalthoum a r&eacute;guli&egrave;rement s&eacute;journ&eacute;&nbsp;aux&nbsp;Jardins de la M&eacute;dina avant que le Riad ne soit transform&eacute; en h&ocirc;tel de luxe.&nbsp;En m&eacute;moire de ces s&eacute;jours r&eacute;guliers qui ont marqu&eacute; l&rsquo;histoire de cette maison, l&rsquo;une de nos plus belles suites porte &agrave; jamais le nom de la c&eacute;l&egrave;bre chanteuse.\n<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n\t<a href=\"http:\/\/www.ina.fr\/video\/CAF88041453\" target=\"_blank\">Voir un reportage de l&#39;INA sur son premier r&eacute;cital &agrave; Paris<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>C&rsquo;est&nbsp;en 1898&nbsp;qu&rsquo;Oum Kalthoum voit le jour dans un petit village&nbsp;&eacute;gyptien&nbsp;situ&eacute; dans le delta du Nil. 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