Le Sahara occidental

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Le grand Sud du Maroc, entre océan Atlantique et désert du Sahara, est aujourd’hui encore un territoire non officiellement marocain, et pourtant il devient le nouvel eldorado économique du royaume.

Parfois les traces du passé peinent à se dissiper et pourtant rien de mieux que le sable des grands déserts pour recouvrir de ses poussières les blessures des peuples. Mais parfois encore, le sable n'y peut rien. C'est ainsi qu'au Sud du Maroc, un large territoire, majoritairement recouvert de dunes, jouxtant l'Algérie et la Mauritanie, se trouve porteur d'un conflit politique inextricable comme seul l'humain est capable de les dessiner.

Ce vaste territoire est considéré par le Maroc comme partie intégrale de son espace national, accueillant les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Ed Dahab alors que l'Organisation des Nations Unies, fidèle à sa logique légaliste, ne lui reconnait aucune souveraineté.

Selon ses termes, le Sahara occidental est un "Territoire non autonome", c'est-à-dire non encore décolonisé. Il est de plus revendiqué par la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario à partir de 1976, entité étatique soutenue par l'Algérie, mais non reconnue par cette même ONU.

Les racines sablonneuses du Maroc 

Là où l'ONU a raison, c'est que cette bande de sable a bel et bien été colonisé puisque depuis 1884. L'Espagne contrôle ces territoires alors dénommés Sahara espagnol.

Il faudra attendre l'organisation de la grande Marche verte sous l'impulsion du roi Hassan II et la signature des accords de Madrid, le 14 novembre 1975, pour que le Maroc y assoie pleinement sa souveraineté et dresse un solide mur de frontière avec une petite partie laissée tout au sud sous souveraineté de la Mauritanie.

L’autre certitude historique est que les berbères, les ancêtres des marocains, y sont présents depuis la nuit des temps.

Au 11ème siècle, la grande tribu berbère des Sanhadjas s’associe aux tribus du Sahara pour conquérir une large partie de l'Afrique de l'Ouest jusque sur les deux tiers de l'Espagne. C’est alors la première dynastie du Maroc, la dynastie des Almoravides dont le premier sultan, Youssef Ibn Tachfin, deviendra le fondateur de la cité de Marrakech. 

C’est de cette période originelle que la dite composante saharo-hassanie trouve sa raison d’être dans le préambule de la nouvelle constitution du Maroc en tant que partie pleine et entière de l’identité du pays.
Terre d’avenir et de renouveau pour le Maroc

Aujourd’hui, la souveraineté du Maroc sur ces territoires sahariens est solidement ancrée dans les faits et la récente reconnaissance officielle par les USA consolide cette réalité, ouvrant la voie à des investissements massifs dans les infrastructures et les projets économiques. Jadis connues pour les seules activités de pêche et d'extraction du phosphate, les deux régions marocaines sont promises à un bel avenir autour de leurs grands centres urbains de Laâyoune et Dakhla.  

Ces grands espaces balayés par les vents de l’océan et du Sahara sont prêts pour accueillir une nouvelle page de l’histoire du Maroc, avec sans aucun doute la création de nouvelles villes et de nouveaux projets industriels et touristiques, le tout sous les auspices de deux importants piliers de l’ambition solaire du royaume, les complexes solaires Noor Laâyoune et Noor Boujdour.
 

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